C’est au tour de Lucie, Julie et Sylvie de donner de leurs nouvelles dans le cadre de la rubrique Parcours au fil du temps. Un grand merci à elles et très bonne continuation à toutes les trois !
Lucie, 38 ans, en couple, sans enfant, salariée puis consultante en gestion de projets handicap à Paris avait témoigné en 2008 lorsqu’elle était encore salariée puis en 2010 lorsqu’elle venait de se lancer à son compte.
« En avril 2010, je me lançais en auto-entrepreneur en tant que consultante en gestion de projets handicap dans les entreprises, après avoir été salariée douze ans. Je suis rapidement passée en EURL car mon chiffre d’affaires dépassait le plafond autorisé. Le statut auto-entrepreneur est parfaitement adapté pour se lancer et tester son activité. Aujourd’hui, à travers LC Conseil, j’ai développé plusieurs activités : du conseil aux entreprises concernant leur politique handicap ; le développement du salon Handi2day, premier salon de recrutement en ligne et sur mobile dédié aux personnes handicapées que j’ai co-créé et qui marche très fort ; l’organisation du prix OCIRP chaque année.
Et enfin, une activité bénévole à travers le Clubhouse, lieu d’accueil et d’activités dédié à la réinsertion sociale et professionnelle de personnes fragilisées par des troubles mentaux. C’est la première structure en France, financée essentiellement par des fonds privés. Notre objectif est d’essaimer partout en France (il en existe actuellement 350 répartis dans plus de 30 pays). Je suis membre du conseil d’administration et du comité de soutien (dont font également partie de nombreuses personnalités telles que Delphine de Vigan). Ce lieu constitue le maillon manquant entre hôpital psychiatrique et le monde du travail.
Mon activité professionnelle se porte bien. Je parviens à gagner aussi bien ma vie, voire un peu plus, que lorsque j’étais salariée et surtout quelle liberté !! En terme de conciliation vie privée / vie pro, c’est l’idéal ! Je m’organise comme je l’entends et j’ai même trouvé le temps pour faire du bénévolat. Par exemple, je n’aime pas les lundis matins donc je ne prends jamais de rendez-vous à ce moment là ;-). Je peux avoir des semaines très chargées et d’autres plus légères où je m’offre des grasses matinées ou des moments de détente à 16 heures. Lorsque l’on est à son compte, on est beaucoup plus efficace et on perd beaucoup moins de temps. Je fais en 4 heures ce qui m’aurait pris 2 journées en entreprise à cause de la lourdeur de l’organisation du travail (réunions inutiles, problème de validation à rallonge ou de management, etc.).
Je travaille chez moi où je me suis organisée un espace de travail et je suis très souvent en rendez-vous à l’extérieur.
Le fait que je me lance en indépendante à renforcer mon couple car mon conjoint est lui aussi chef d’entreprise, j’ai pu mieux comprendre sa réalité, ce qu’il vivait. Nous échangeons beaucoup sur nos problématiques respectives. Je suis encore plus fière de lui et de son côté, il est mon plus fort soutien. Lorsque j’ai traversé une période difficile en 2011, en raisons de problèmes familiaux et de santé, c’est lui qui m’a encouragée à ne pas abandonner (j’ai même eu la velléité pendant quelques semaines de retourner vers le salariat). Mais depuis 2012, j’ai retrouvé toute mon énergie et mon enthousiasme !
Nous avons toujours le projet d’avoir un enfant. Mais j’ai un rapport un peu compliqué avec la maternité… Je pense qu’il faudrait me mettre devant le fait accompli pour que j’arrête de me poser trente six mille questions ! Enfin, nous rêvons toujours de partir nous installer dans les Landes dès que l’activité de mon conjoint sera stabilisée. Cela nécessitera juste une bonne organisation (par exemple quelques jours par mois sur Paris) mais c’est tout à fait envisageable. »
Julie, 31 ans, sans enfant, salariée pendant 10 ans puis chef d’entreprise, créatrice d’un salon de beauté en Savoie. Julie avait témoigné en 2010 au moment où elle s’apprêtait à ouvrir son salon de beauté puis en 2012, époque où elle se posait quelques questions sur son avenir.

Depuis votre dernière interview, comment votre situation personnelle et professionnelle a-t-elle évolué ?D’un point de vue « vie privée » pas de changement depuis notre dernière interview. Toujours un mari et deux enfants. Mon activité professionnelle quant à elle s’est légèrement développée grâce à de nouveaux clients. Une grande satisfaction.
Votre équilibre vie perso / vie pro a-t-il été modifié ? En quoi ? En mieux, en moins bien ?
Je travaille toujours sur mon lieu de vie privée, et il est vrai qu’un accroissement d’activité demande un meilleur cloisonnement entre le pro et le privé. J’y parviens, même s’il existe des moments critiques notamment lorsque toute la famille se retrouve à la maison….
Et d’ici 1 ou 2 ans, comment vous projetez-vous ? Quelle articulation vie privée / vie pro aimeriez-vous ?
Et bien j’ai toujours ce projet d’espace de coworking en tête, mais en tête seulement. C’est au point mort et je me demande si je passerai la première un jour !
Pour le moment l’équilibre est atteint dans cette articulation vie privée / vie professionnelle. Si par chance l’activité doublait je pense que le projet d’espace de travail communautaire reviendrait d’actualité. Une affaire à suivre.
Un dernier petit mot…?
Je parlerai là de mon blog professionnel. C’est sa troisième année d’existence sur la toile et je pense sérieusement à un nouveau classement d’articles. J’ai atteint un bon niveau de visibilité et je souhaite contenter les personnes qui suivent mes publications par une nouvelle sélection plus ciblée. Un travail personnel au service de mon activité professionnelle !
2 thoughts on “Parcours au fil du temps : Lucie, Julie et Sylvie”